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Ouvrir
des chambres d'hôtes
Quelques
informations
(la loie change souvent merci de ne considérer
ceci que comme une information et de vérifier auprès
des autorités si elle est toujours d'actualité)
Les
Chambres d'hôtes :
I.
LOUEUR EN MEUBLÉ PROFESSIONNEL (LMP) ET LOUEUR EN MEUBLÉ NON PROFESSIONNEL
(LMNP)
Pour avoir le statut de loueur en meublé professionnel, deux conditions
cumulatives doivent être remplies :
-
être inscrit au registre du commerce et des sociétés (RCS) en
qualité de loueur en meublé ;
- réaliser des recettes annuelles (total des loyers courus taxes
comprises) supérieures à 23 000 euros ou procurant au moins 50
% du revenu global du foyer fiscal. Pour l'appréciation du seuil
de 50 %, il convient de comparer le revenu net tiré de la location
en meublé au total des revenus nets catégoriels (traitements et
salaires, revenus fonciers, autres bénéfices industriels et commerciaux...)
en y incluant les revenus de la location en meublé. Par conséquent,
si l’une des deux conditions n’est pas remplie, le loueur en meublé
est considéré comme non professionnel.
Remarques :
-
certains greffes de tribunaux de commerce refusent l’inscription
des loueurs en meublé au RCS. Dans ce cas, l’administration fiscale
reconnaît la qualité de LMP à toute personne qui apporte la preuve
du refus d’immatriculation ;
-
le LMNP doit s’immatriculer auprès du CFE du service des impôts
des entreprises dont il relève dans les quinze jours du commencement
de son activité ;
- en cas de démarrage d'activité en cours d'année, le seuil de
23 000 € est ajusté en fonction du nombre de jours d'exercice
de l'activité.
II. RÉGIME FISCAL DU LMP ET DU LMNP
A.
Règles communes au LMP et au LMNP
1.
Imposition des revenus locatifs
a) Principe
La location en meublé à titre habituel est une activité commerciale.
Les profits engendrés par l’exercice de cette activité relèvent
de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Ils sont donc soumis à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt
sur les sociétés (IS) en fonction de la structure juridique choisie
par l’entrepreneur.
b) Exonérations
Sont exonérées d’impôt sur les produits retirés de la location,
les personnes qui louent ou sous-louent une partie de leur habitation
principale dans les cas suivants :
- les pièces louées constituent pour le locataire sa résidence
principale et le loyer est fixé dans des limites raisonnables.
Cette condition est remplie si le loyer annuel par mètre carré
de surface habitable (charges non comprises) n’excède pas, pour
2008, 167 euros en Ile-de-France et 121 euros pour les autres
régions ;
-
le loyer ne dépasse pas 760 euros taxes comprises par an pour
des locaux mis à la disposition du public pour une occupation
à la journée, à la semaine ou au mois (par exemple : les chambres
d’hôtes).
c) Régimes d’imposition
Le loueur en meublé a la possibilité de choisir entre les trois
régimes d’imposition des bénéfices existant dans les conditions
de droit commun. Aussi, le loueur peut bénéficier du régime de
la micro-entreprise dans la mesure où son chiffre d’affaires ne
dépasse pas 76 300 euros hors taxes
2.
TVA
En principe, la location occasionnelle, permanente ou saisonnière
de logements en meublé est exonérée de TVA sans possibilité d’option.
Cependant, l’article 261 D-4° du Code général des impôts (CGI)
prévoit six catégories d’opérations imposables. Parmi elles, figure
notamment la location par un loueur d’un local offrant, plus de
5 Chambres ou en plus de l’hébergement (et dans le même immeuble)
des activités payantes,
- . Si ces conditions sont réunies, l'ensemble de la prestation
(assimilée à une activité hôtelière) est soumise à la TVA.
3.
Impôts locaux
a) Taxe professionnelle Les loueurs en meublé sont passibles de
la taxe professionnelle dans les conditions de droit commun. Toutefois,
sont exonérées de cet impôt les personnes qui louent :
- une partie de leur habitation personnelle, lorsque cette location
ne présente aucun caractère périodique ;
-
en meublé une partie de leur habitation principale (même à titre
habituel), à condition, d’une part, que le prix de la location
demeure fixé dans des limites raisonnables, et d’autre part, que
le logement constitue pour le locataire sa résidence principale
;
- tout ou partie de leur habitation personnelle à titre de gîte
rural ;
- des locaux faisant partie de leur habitation personnelle et
classés "meublés de tourisme".
-
ou sous-louent en meublé tout ou partie de leur habitation personnelle.
Remarque
: l’habitation personnelle s’entend du logement dont le propriétaire
se réserve la disposition, à titre de résidence principale ou
secondaire, en dehors des périodes de location
b) Taxe d’habitation
Les
propriétaires ne sont pas redevables de la taxe d’habitation sous
deux conditions cumulatives :
-
les locaux loués ne constituent pas leur habitation personnelle
;
- les lieux sont spécialement aménagés pour la location et, par
conséquent, soumis à la taxe professionnelle.
4. La contribution sur les revenus locatifs (CRL) La CRL est due
si le loueur en meublé est exonéré de TVA ou bénéficie de la franchise
en base et à la condition que le local loué soit situé dans un
immeuble achevé depuis plus de quinze ans. Cependant, si le propriétaire
est une personne physique ou une société de personnes dont aucun
associé n’est soumis à l’impôt sur les sociétés, celui-ci est
exonéré de CRL.
B.
Caractéristiques propres au LMP
1.Le
régime des plus-values de cession Le LMP est soumis au régime
des plus-values professionnelles. Celles-ci sont exonérées d’impôt
si l’activité est exercée depuis au moins cinq ans et si les recettes
de location sont inférieures à 250 000 € hors taxes
2.
Traitement du déficit Le déficit d’exploitation éventuel est imputable
sur le revenu global. Ce déficit est créé, notamment, par : -
les frais d’acquisition des biens loués (honoraires, droit d’enregistrement,
commissions etc.) ;
- les intérêts d’emprunts liés à ces acquisitions ;
- l’amortissement des locaux, du mobilier et des améliorations
: il ne peut pas dépasser le montant total des loyers diminué
des charges relatives au bien loué (l’entretien, les réparations,
les frais d’assurance etc) ;
-
les charges de gestion (conseil juridique, expert-comptable, etc)
et d’assurance ;
- l’impôt foncier, la taxe professionnelle ;
-
les dépenses d’entretien et de réparation ;
-
les charges de copropriété.
Toutefois, pour pouvoir imputer le déficit sur le revenu global,
le LMP doit nécessairement opter pour l’un des deux régimes réels
d’imposition (le régime simplifié, ou le régime du réel normal).
En effet, celui de la micro-entreprise exclut la possibilité de
constater un déficit.
3. Impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
Pour
que les locaux d’habitation loués meublés (ou destinés à l’être)
n’entrent pas dans l’assiette de l’ISF au titre des biens professionnels,
le LMP doit remplir les conditions cumulatives suivantes :
- être inscrit au RCS en qualité de loueur professionnel ;
-
réaliser plus de 23 000 euros de recettes annuelles ;
- retirer de cette activité plus de 50 % des revenus professionnels
du foyer fiscal.
En l’occurrence, pour l’appréciation du seuil de 50 %, les revenus
fonciers, mobiliers et ceux taxables à un taux proportionnel ne
sont pas pris en compte.
C. Caractéristiques propres au LMNP
1.
Régime des plus-values de cession Le LMNP est soumis au régime
des plus-values des particuliers.
2. Traitement du déficit Le déficit subi par le LMNP est imputable
uniquement sur les revenus de même nature (BIC provenant d’activités
non professionnelles) réalisés au cours de la même année et des
six années suivantes.
3.
ISF Les biens mis en location par le LMNP entrent dans l’assiette
de l’ISF.
(Source
INFOREG)
nous
avons essayé de vous donner un maximum de renseignements
.
il vous reste des questions ? posez les nous par courriel
Attention
: pour les informations concernant la réglementation applicable
aux exploitants agricoles, contacter la Chambre d’agriculture
du département concerné.
le
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